Page:Le Parnasse contemporain, I.djvu/239

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Dis-nous quel souffle virginal,
D’un vent printanier qu’on ignore,
Quel chaud soleil oriental,
Quelle rosée et quelle aurore

Doivent paraître à l’horizon
Pour accomplir ton œuvre entière,
Pour faire germer la moisson,
Pour féconder le cimetière,

Pour préparer aux paradis,
Pour préparer aux vastes granges
Ces grains transformés en épis,
Ces cadavres changés en anges ?

Le fossoyeur hait les discours ;
II nous prend morts, il nous enfonce
Dans la terre : c’est tous les jours
La même, la triste réponse !


JULES FORNI.
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