Page:Le Parnasse contemporain, I.djvu/8

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Quand il est assez près, la main se change en griffe,
Un long rugissement suit la plainte apocryphe,
Et vingt crocs dans les chairs enfoncent leurs poignards.
— N’as-tu pas honte, Atlas, montagne aux nobles cimes,
De voir tes grands lions, jadis si magnanimes,
Descendre maintenant à des tours de renards ?





A L. SEXTIUS


L’âpre hiver se dissipe aux souffles printaniers,

La barque oisive au flot se livre ;

L’étable et l’âtre, enfin, lâchent leurs prisonniers

Et le pré n’est plus blanc de givre.

Sous la lune, déjà, Vénus conduit le chœur ;

Aux Nymphes les Grâces décentes

Se mêlent dans la ronde, et Vulcain, plein d’ardeur,

Souffle ses forges rougissantes.

C’est le temps d’entourer son front de myrtes verts

Ou de fleurs qu’Avril renouvelle,

Et d’immoler à Faune, aux bois d’ombre couverts,

Le bouc ou, s’il lui plaît, l’agnelle.

La pâle Mort, d’un pied égal, heurte taudis

Et palais. — O Sextius, songe

Combien les longs espoirs sont à l’homme interdits.

La Nuit et les Manes-mensonge,
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