Page:Le Parnasse contemporain, III.djvu/339

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La voilà donc pieds nus la belle pécheresse
Pieds nus, cheveux en pleurs, et la tiède paresse
Gonfle en les déroulant les anneaux de sa chair ;

Sur l’autel orageux où flamboyait cette âme
Les cendres pour une heure ont étouffé la flamme
Qui parfume la lampe et dort sans un éclair.


LE GÉNIE FUNÈBRE


De ses flancs ondulés quand j’ai vu la blancheur,
Quand j’ai vu ses deux bras relevés sur sa tête,
Comme au sommet vermeil d’une amphore de Crète
Les deux anses du bord qui s’élèvent en chœur,

Ô mort des anciens jours, j’ai compris ta douceur,
Le charme évanoui de ton œuvre muette,
Lorsqu’insensiblement tu couvrais de pâleur
Un profil corinthien de vierge ou de poifte.

Le calme transpirait sur le front déserté,
Du sourire perdu la grâce était plus molle,
Tout le corps endormi flottait en liberté :

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