Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/16

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cien : selon lui, l’inconnu était mort de suffocation. L’état de ses poumons ne laissait aucun doute à cet égard… et le cou ne portait aucune trace de violence, aucune marque de strangulation.

Ce qui était acquis, du moins ainsi l’affirmait un reporter du Nouvelliste, c’est que la mort ne pouvait en aucune façon être attribuée aux blessures du crâne ou du thorax — lesquelles ne s’étaient produites qu’après la mort.

D’autre part, le point où le cadavre avait été trouvé et qui forme le centre d’un énorme espace vide rendait difficile à accepter cette version que des malfaiteurs eussent justement choisi pour déposer le corps de leur victime un endroit aussi découvert, alors que même en pleine nuit il était contraire à toute vraisemblance qu’ils pussent faire sans être vus un aussi long trajet — sous la lune qui justement était dans son plein et dans un ciel très clair.

— Et pourtant, s’écriait le sous-chef de la Sûreté, en conférence intime avec son chef, ce bonhomme-là ne peut pas être tombé du ciel…

— Quoi qu’il en soit, M. Lépine est furieux et j’ai subi tout à l’heure un assaut des moins