Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/43

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Ce fut par la ville un immense éclat de rire.

On ne s’occupait certes plus du crime qui avait été réellement commis, ni de l’assassin, ni de sa victime. Du moment qu’elle ne s’appelait pas Coxward, il semblait que sa mort n’offrit plus aucun intérêt.

Mais quelque chose survivait, c’était le nom de Bobby, Bobby, l’illustrissime, Bobby, l’admirable détective, et ce fut dans les journaux du lendemain matin une ruée de plaisanteries, de blagues féroces.

Des caricatures le flagellaient, sous des apparences plus ou moins folles. On vendait les cartes postales Bobby, Bobby par-ci, Bobby par là. Il était devenu le héros du jour et devant l’hôtel où il demeurait, des groupes se concertaient, hurlant à pleine voix :

— Conspuez Bobby !… Bobby à Charenton, tontaine !…

Ce qui mit le comble à cette excitation générale, c’est que Madame Bobby se fit conduire en voiture aux bureaux du Reporter, passa en coup de vent devant les garçons de bureau, grimpa l’escalier et, ouvrant une porte au hasard, tomba dans la salle de rédaction.

Et sans crier gare, cette femme sèche, grande