Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/60

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ser les motifs de ce revirement, tout avait été rompu. Je suis parvenu à savoir seulement qu’un matin sir Athel était accouru chez M. Redmore, pâle, défait, ayant l’allure d’un fou, qu’il avait été introduit auprès de miss Mary, qu’un entretien assez long avait eu lieu, troublé par les éclats d’une voix désespérée qui était celle de sir Athel et qu’enfin il était reparti, le visage couvert de larmes, les traits convulsés et que depuis lors il n’avait pas reparu au château.

« Miss Mary, malgré la retenue imposée aux jeunes filles, n’avait pu dissimuler le profond chagrin qui s’était emparé d’elle et, depuis lors, elle portait des habits de deuil…

« Certes, moi, Bobby, à qui le sentimentalisme est parfaitement étranger et préoccupé de soucis autrement importants que d’une aventure amoureuse, je n’aurais peut-être prêté à ces faits qu’une attention très superficielle, si un détail ne m’avait frappé.

« Du wattman de M. Redmore, avec lequel j’ai eu une longue causerie au cabaret du King’s Arms — dont le whisky est à recommander — j’ai appris…

« Que la visite de rupture, faite par Sir