Page:Leroux - L'Epouse du Soleil.djvu/23

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.



LIVRE II : LE PASSÉ VIVANT



L’événement était si extraordinaire que Raymond en fut presque aussi effrayé que Marie-Thérèse. Il ne trouvait rien à dire devant l’épouvante de la jeune fille. Il l’avait vue, la veille au soir, jeter le fameux bracelet dans la mer, du haut du balcon et voilà qu’au réveil l’infernal bijou brillait encore au poignet de sa fiancée !

N’y avait-il pas là de quoi troubler les plus sceptiques ?

Il se rappelait, du coup, toutes les fables dont les deux vieilles leur avaient rebattu les oreilles ; et c’est en vain qu’il essayait de repousser l’idée de la cruelle légende.