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XVI


découverte de « l’Australie »




Lune lune l’a frappé en plein visage. Il se croit seul dans la nuit et voici certainement l’un des moments où il doit déposer le masque du jour. D’abord les vitres noires ont cessé de protéger son regard incertain. Et si sa taille, pendant les heures de comédie, s’est fatiguée à se courber plus que de nature, si les épaules se sont très habilement arrondies, voici la minute où le grand corps de Larsan, sorti de scène, va se délasser. Qu’il se délasse donc ! Je l’épie dans la coulisse… derrière les figuiers de Barbarie, pas un de ses mouvements ne m’échappe…

Maintenant, il est debout sur le boulevard de l’Ouest qui lui fait comme un piédestal ; les rayons lunaires l’enveloppent d’une lueur froide et funèbre. Est-ce toi, Darzac ? ou ton spectre ? ou l’ombre de Larsan revenue de chez les morts ?

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