Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, II.djvu/21
La bibliothèque libre.
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
11
CONTES ARABES.
Dinarzade, qui avoit pris beaucoup de plaisir au commencement de l’histoire de Zobéïde, ne manqua pas d’appeler la sultane avant le jour, en la suppliant de lui apprendre ce que vit encore Zobéïde dans ce palais singulier où elle étoit entrée. Voici, répondit Scheherazade, comment cette dame continua de raconter son histoire au calife :
» Sire, dit-elle, de la chambre de la reine pétrifiée je passai dans plusieurs autres appartemens et cabinets propres et magnifiques, qui me conduisirent dans une chambre d’une grandeur extraordinaire, où il y avoit un trône d’or massif, élevé de quelques degrés, et enrichi de grosses émeraudes enchâssées, et sur le trône, un lit d’une riche étoffe, sur laquelle