Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, II.djvu/24

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manière et du ton que nous avons coutume de le lire dans nos temples. Cela me donna beaucoup de joie. Je me levai aussitôt, et prenant un flambeau pour me conduire, j’allai de chambre en chambre du côté où j’entendois la voix. Je m’arrêtai à la porte d’un cabinet d’où je ne pouvois douter qu’elle ne partit. Je posai le flambeau à terre, et regardant par une fente, il me parut que c’étoit un oratoire. En effet, il y avoit, comme dans nos temples, une niche qui marquoit où il falloit se tourner pour faire la prière, des lampes suspendues et allumées, et deux chandeliers avec de gros cierges de cire blanche, allumés de même.

» Je vis aussi un petit tapis étendu, de la forme de ceux qu’on étend chez nous pour se poser dessus et faire sa prière. Un jeune homme de bonne mine assis sur ce tapis, récitoit avec grande attention l’Alcoran qui étoit posé devant lui sur un petit pupitre. À cette vue, ravie d’admiration, je cherchois en mon esprit comment il

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