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CONTES ARABES.
tends, l’éclaircissement de tant de choses surprenantes qui ont frappé ma vue depuis le premier pas que j’ai fait pour entrer en cette ville ; et ma curiosité ne sauroit être assez tôt satisfaite. Parlez, je vous en conjure ; apprenez-moi par quel miracle vous êtes seul en vie parmi tant de personnes mortes d’une manière inouie. »
Scheherazade s’interrompit en cet endroit, et dit à Schahriar : « Sire, votre majesté ne s’aperçoit peut-être pas qu’il est jour. Si je continuois de parler, j’abuserois de votre attention. » Le sultan se leva, résolu d’entendre, la nuit suivante, la suite de cette merveilleuse histoire.