Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, II.djvu/28

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LXVe NUIT.




Dinarzade pria sa sœur, le lendemain avant le jour, de reprendre l’histoire de Zobéïde, et de raconter ce qui se passa entr’elle et le jeune homme vivant qu’elle rencontra dans ce palais dont elle avoit fait une si belle description. « Je vais vous satisfaire, répondit la sultane : » Zobéïde poursuivit son histoire dans ces termes :

« Madame, me dit le jeune homme, vous m’avez fait assez voir que vous avez la connoissance du vrai Dieu, par la prière que vous venez de lui adresser. Vous allez entendre un effet très-remarquable de sa grandeur et de sa puissance. Je vous dirai que cette ville étoit la capitale d’un puissant royaume, dont le roi mon père portoit le nom. Ce prince, toute

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