Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, II.djvu/32

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que vous demeuriez davantage dans une ville où tous les objets doivent vous être insupportables. Mon vaisseau est à votre service, et vous en pouvez disposer absolument. » Il accepta l’offre, et nous passâmes le reste de la nuit à nous entretenir de notre embarquement.

» Dès que le jour parut, nous sortîmes du palais, et nous nous rendîmes au port, où nous trouvâmes mes sœurs, le capitaine et mes esclaves fort en peine de moi. Après avoir présenté mes sœurs au prince, je leur racontai ce qui m’avoit empêchée de revenir au vaisseau le jour précédent, la rencontre du jeune prince, son histoire et le sujet de la désolation d’une si belle ville.

» Les matelots employèrent plusieurs jours à débarquer les marchandises que j’avois apportées, et à embarquer à leur place tout ce qu’il y avoit de plus précieux dans le palais en pierreries, en or et en argent. Nous laissâmes les meubles et une infinité de pièces d’orfévrerie, parce

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