Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, II.djvu/33

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que nous ne pouvions les emporter. Il nous auroit fallu plusieurs vaisseaux pour transporter à Bagdad toutes les richesses que nous avions devant les yeux.

» Après que nous eûmes chargé le vaisseau des choses que nous y voulûmes mettre, nous prîmes les provisions et l’eau dont nous jugeâmes avoir besoin pour notre voyage. À l’égard des provisions, il nous en restoit encore beaucoup de celles que nous avions embarquées à Balsora. Enfin nous mîmes à la voile avec un vent tel que nous pouvions le souhaiter…

En achevant ces paroles, Scheherazade vit qu’il étoit jour. Elle cessa de parler, et le sultan se leva sans rien dire ; mais il se proposa d’entendre jusqu’à la fin l’histoire de Zobéïde et de ce jeune prince, conservé si miraculeusement.



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