Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, II.djvu/509

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mes qui la servoient, lui firent changer plusieurs fois d’habits, et lui peignirent le visage de différentes manières, selon la coutume pratiquée au jour des noces ; et chaque fois qu’on lui changeoit d’habillement, on me la faisoit voir.

« Enfin toutes ces cérémonies finirent, et l’on nous conduisit dans la chambre nuptiale. D’abord qu’on nous y eut laissés seuls, je m’approchai de mon épouse pour l’embrasser ; mais au lieu de répondre à mes transports, elle me repoussa fortement, et se mit à faire des cris épouvantables qui attirèrent bientôt dans la chambre toutes les dames de l’appartement, qui voulurent savoir le sujet de ses cris. Pour moi, saisi d’un long étonnement, j’étois demeuré immobile, sans avoir eu seulement la force de lui en demander la cause. « Notre chère sœur, lui dirent-elles, que vous est-il donc arrivé depuis le peu de temps que nous vous avons quittée ? Apprenez-le-nous, afin que nous vous secourions. » « Ôtez, s’écria-t-elle,

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