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celui des défauts qu’elles peuvent faire décéler et des ruses qu’elles peuvent faire comprendre, etc.

La Nuque. — La nuque est située au sommet de la tête, et a pour base l’occipital et les muscles qui viennent y prendre attache.

On doit la considérer au point de vue de la largeur et sous celui de la longueur. La largeur de la nuque, de même que la distance des oreilles, etc., est un indice certain de la largeur du crâne, il faudra donc autant que possible rechercher cette conformation. Quant à sa hauteur, elle est incontestablement avantageuse si on conçoit qu’elle est le point d’insertion des muscles qui font mouvoir la tête dans son ensemble : en effet, la nuque est le bras du levier interfixe, dont le point d’appui est à l’articulation atloïdo-occipitale. Comme on le voit, il est comparativement court par rapport à la résistance qui est constituée par la longueur de la tête. La hauteur favorisera l’action des puissances qui agissent sur elle ; le sommet de la tête bien détaché sera donc une beauté.

Le toupet. — Le toupet s’attache sur la nuque et flotte sur le front. C’est une touffe de crins plus ou moins épaisse, selon les races, fins et soyeux chez les races orientales, et plus ou moins grossiers chez les races occidentales.

Quant ils se déplacent, ils ombragent les yeux et donnent à la tête un air échevelé et sauvage qui, combiné à l’ouverture contractée des naseaux, l’expression de la bouche écumeuse et la fierté du regard, accuse son énergie et caractérise la noblesse de son origine[1].

Les lèvres. — Le cheval (le genre) est de tous les ani-

  1. Richard, Conf. du cheval, page 88.