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JOURNEE H, SCENE 1. 29
LERIDANO.
Tu les as cueillies?
TAMIRO.
Eh! non, c'est de la dot.
LERIDANO.
Très-bien, très-bien, par Dieu!
TAMIRO.
Et un autre de bons glands ^.
LERIDANO.
A merveille, mon garçon ! — Allons, viens çà ; je veux que Laurt le voie avec ton chapeau et ta veste neuve.
Entre LAURA.
MELAMPO.
11 n'est pas besoin de l'aller trouver, la voici qui vient.
TAMIRO.
Bonjour, Laura.
LAURA.
Ne m'approche pas.
LERIDANO.
Elle est toute troublée de te voir avec tes habits de gala.
TAMIRO.
Tu ne veux donc pas m'embrasser ?
LAURA.
Moi, que j'embrasse des hommes mariés !
LERID\NO.
Allons, GUette, pas de façons.
TAMIRO.
Oublie, je t'en prie, nos querelles passées. Je n'en suis pas moins sûr pour cela. A présent, je t'aime uniment et de bon cœur; cl Je t'apporte deux cruches pleines de miel et de confitures, ainsi qu'un fromage tout entier.
LAURA.
11 faut donc absolument que je t'embrasse? {Bas, à Tamiro.) Je te déteste.
TAJ».1R0.
Embrasse-moi, Laura. [Bas, à T aura y en l'en^brassant.) N'aie pas peur, je ne te serrerai pas trop fort.
Eiilre LE COMTE. LE COHTB , à Meiampo, Que Dieu les bénisse 1
Elle lui donne le baiser de bicOTenoe.
UELAMro, au Comte. « Qui bien aime, tard oublie. »
' Il y a en Espagne des glands qui ont an goût assez scmbluble à celui d« ooa marro» •( qa on mange crus ou relis.
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