Page:Luzel - Contes bretons, Clairet, 1870.djvu/87

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.



Elle s’en retourna à la maison, et retrouva sa vache mouchetée en vie et bien portante ; et alors elle reconnut que c’était le Seigneur Dieu qui avait été dans sa maison.


II


— Un autre jour, ils voyageaient encore tous les trois ensemble. Il était environ deux heures de l’après-midi, et, comme ils n’avaient rien mangé depuis le matin, ils avaient faim. Comme ils passaient devant une maison, sur le bord de la route, ils virent, près de la porte, une servante qui préparait de la pâte pour faire des crêpes.

— Entrons dans cette maison, et nous aurons des crêpes, dit saint Pierre.

Ils entrent dans la maison.

— Bonjour à vous tous dans cette maison, bonnes gens. —

— Et à vous pareillement, seigneurs.

— Nous sommes trois voyageurs qui sommes depuis longtemps en route, et nous sommes fatigués, et nous avons faim ; pourrions-nous avoir quelque petite chose à manger, en payant ?

— Oui sûrement, dit la maîtresse ; la servante est à préparer la pâte, et tout à l’heure il y aura des crêpes.

— Si c’est la volonté de Dieu, serait bon à dire, je pense, dit notre Sauveur.

— Oh ! répliqua alors la servante, la pâte est faite, et il y aura bien certainement des crêpes !

— C’est bien, dit notre Sauveur.