Page:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu/372

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— Respect et honneur toujours à ce qui est ancien, répondit le vieillard ; gardez votre votre vieux coffret, mon gendre.

— C’est aussi mon avis : gardez donc votre fille ! Quant à moi, je retourne dans son pays, avec ma première femme, que voici, et qui m’aime plus que l’autre !

Et il se leva de table, au milieu du silence et de l’étonnement général, prit Cendrillon par la main et partit avec elle.

Les deux loups du vieux château de la forêt étaient des princes, fils d’un roi puissant. Ils avaient été obligés de revêtir des peaux de loups, en punition de je ne sais quelle faute.

Leur père mourut, peu de temps après leur retour en leur pays, et le mari de Cendrillon lui succéda sur le trône, de sorte que Cendrillon devint reine.

Ses deux sœurs avaient fait de mauvais mariages. Comme elle était toujours bonne, elle oublia leurs torts à son égard, et les appela auprès d’elle, à la cour, et les remaria convenablement.


Conté par Jean-Marie Laouénan. — Plouaret, 1868.