Page:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu/456

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es homme de parole, et que tu n’as pas oublié ce que j’ai fait pour toi. Moi aussi, je n’ai pas oublié ce que je te dois, et que c’est grâce à toi que je vais maintenant en Paradis, où je ne pouvais aller, avant que mes dettes eussent été payées et que mon corps eût reçu la sépulture. Au revoir donc, dans le Paradis de Dieu, où rien ne m’empêche plus d’aller...

Et il disparut alors.

Le vieux roi vint à mourir, peu après, et Iouenn Kerménou fut roi à sa place.


Conté à Marguerite Philippe, par une pèlerine, en allant
en pèlerinage au Rélec. — 1873.


Dans cette version, qui diffère beaucoup des deux précédentes, le Fidèle Serviteur est remplacé par un mort dont le cadavre avait été jeté à la voirie, et à qui le héros, Iouenn Kerménou, a fait donner une sépulture honorable.

Les exemples de héros de contes populaires secourus par des morts restés sans sépulture et à qui ils ont fait rendre les derniers devoirs sont fréquents, et l’on en trouvera d’autres, dans ce recueil.