Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/33

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


— C’est que ce premier bâtard naquit de votre fils et de votre fille, et c’est moi. Vos enfants quittèrent votre royaume, pour éviter la mort, et je naquis dans une île déserte, loin d’ici.

— Quelle preuve pouvez-vous fournir de tout cela ?

— Voici, examinez.

Et il lui présenta les titres qu’il avait rapportés de l’ile.

Le roi les examina, et s’écria, transporté de joie :

— Je croyais que je n’aurais jamais d’héritier légitime de ma couronne, et voici que Dieu m’en envoie un ! Qu’on célèbre ce jour heureux par des festins et des réjouissances publiques.

Et il y eut de grands festins et de belles fêtes, pendant plusieurs jours.

Le vieux roi mourut, peu après, et Mabic lui succéda sur le trône [1].


(Conté par Jacques Vihan (Petit-Jacques), âgé de
15 ans, de Lannion. — Mai 1875.)


  1. Cette fin est altérée ; selon les lois ordinaires des contes populaires, la princesse, délivrée du château du magicien, devrait y intervenir pour épouser le héros.