Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/390

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Et aussitôt douze vigoureux coups de hache tombèrent sur la chaîne, et la brisèrent en autant de morceaux. La Sirène poussa un cri épouvantable, et bouleversa la mer, de fond en comble, lorsque, tirant sur sa chaîne, elle ne ramena plus sa belle captive.

Le frère et la sœur, escortés des douze soldats et du rémouleur, retournèrent ensemble au palais, où le roi les reçut avec de grands transports de joie.

Il fit chauffer un four à blanc et y jeter (ils l’avaient bien mérité !) la nourrice et sa fille, et les deux seigneurs qui avaient assassiné Yves.

Puis, il se maria avec Yvonne, nomma Yves général en chef de ses armées, et le vieux rémouleur eut la garde et la direction de ses caves.

Les fêtes, les festins et les réjouissances publiques durèrent un mois entier.


Plouaret, 1869.