Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/70

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Tout le monde fut touché de cette reconnaissance.

Le roi avait aussi une fille, la plus belle princesse qu’il fût possible de voir, sous l’œil du soleil[1], et il l’accorda volontiers à Arzur, et les festins, les jeux et les réjouissances publiques recommencèrent de plus belle, et durèrent pendant un mois entier.

La trisaïeule de la bisaïeule de ma grand’mère était alors cuisinière à la cour, et c’est ainsi que s’est conservé dans ma famille le souvenir de tout ce que je viens de vous conter, et où il n’y a pas un seul mensonge, si ce n’est, peut-être, un mot ou deux[2].


(Conté par François Simon, domestique à
Tré-grom (Côtes-du-Nord). — Septembre 1872.)




des grenouilles d’or, ou du coq et de la poule d’or, au moment où il allait contracter une autre union, et finit par épouser celle qui l’a sauvé du magicien et à qui il avait promis fidélité. La perte de la mémoire vient de ce qu’il se laisse embrasser par une autre femme, fût-ce même sa mère ou sa sœur, malgré la défense expresse de celle à qui il doit la vie.

  1. Expression bretonne très-usitée : Indan lagad ann heol.
  2. C’est ordinairement au début de leurs récits que les conteurs emploient cette formule :

    Setu aze eur gaoz ha na eus en-hi gaou,
    Mes marteze eur gir pe daou.