Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/145

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bien sa fille, et témoigna une grande joie de la revoir, et l’embrassa tendrement. La marâtre était furieuse ; pourtant elle dissimula, la méchante, et voulut l’embrasser aussi. Mais, le prince lui cria :

— Holà ! vous, vous n’embrasserez pas ma mère ! mais, vous serez récompensée selon vos mérites.

Et on alluma un grand bûcher et l’on y précipita la marâtre et sa fille et aussi la sorcière.

Puis, pendant huit jours entiers, ily eut de belles fêtes, avec des jeux de toute sorte, de la musique, des danses et de grands festins, tous les jours.


Conté par Marguerite Philippe. — Plouaret,
mars, 1869