Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/258

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— C’est aussi mon avis, reprit le prince. Eh bien ! j’ai aimé une autre, avant votre fille, et je m’étais engagé envers elle ; la voici !

Et il alla à la servante de l’orfèvre, qui était la sœur de l’Aigle, et la prit par la main, au grand étonnement de tous les assistants.

L’autre fiancée, ainsi que son père, sa mère et ses parents et invités, se retirèrent, fort mécontents. Les festins, les jeux et les réjouissances n’en continuèrent pas moins, pour fêter le mariage du prince et de la sœur de l’Aigle.


Conté par Marguerite Philippe.
Décembre 1868.


Le débat entre l’Hiver et le Roitelet par lequel commence ce conte semble étranger à la fable principale et n’avoir été introduit que pour motiver le combat entre les animaux à poil et les animaux à plumes. Le reste du conte, — les épreuves du héros, son oubli de l’héroïne et la reconnaissance finale, — appartient à un thème très répandu et riche en variantes.