Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/288

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Et l’épée se jeta sur la princesse et son mari, et leur trancha la tète.

Le prince de Tréguier vit alors s’avancer vers lui, avec un gracieux sourire, une princesse d’une beauté merveilleuse. Qui était-ce ? La plus jeune des trois filles du roi de Naples ou du roi Serpent, qui l’avait suivi et secouru, dans toutes ses épreuves, et s’était faite gardeuse de dindons, à la cour de l’empereur de Russie, afin de n’être pas reconnue, car c’était la Souillon elle-même.

Ils revinrent alors à Naples, où leur mariage fut célébré, avec grande pompe et solennité, et il y eut, à cette occasion, de grandes fêtes et de grands festins. J’aurais bien voulu être aussi par là, quelque part, à la cuisine, par exemple, à laver la vaisselle ; assurément, j’aurais mieux soupé que je ne le fais ordinairement, avec des pommes de terre cuites à l’eau pour tout régal.


Conté par Marguerite Philippe, de Pluzunet
(Côtes-du-Nord). — Décembre 1868.