Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/307

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venus, hélas ! si leur sœur n’avait réussi à les délivrer, avec beaucoup de peine, et à rapporter l'Eau qui danse, la Pomme qui chante et l’Oiseau de Vérité.

Le roi s’évanouit, en entendant tout cela, quand il revint à lui, il alla lui-même chercher la reine, à la tour, et il revint avec elle dans la salle du festin, en la tenant par la main. Elle n’avait changé en rien ; elle était belle et gracieuse, comme devant. Elle mangea et but un peu ; puis, elle mourut aussitôt sur la place !

Le roi, comme fou de douleur et de colère, ordonna de chauffer un four, sur-le-champ, pour y jeter sa belle-sœur et la sage-femme, ce tison de l’enfer. Ce qui fut fait.

Je n’en sais pas plus long sur la princesse et ses deux frères. Je pense qu’ils firent de bons mariages, tous les trois. Et pour ce qui est de l’Oiseau, on ne dit pas s’il continua de dire toujours la vérité. Mais, je présume que oui, puisque ce n’était pas un homme !


Conté par Barbe Tassel, à Plouaret.
Décembre 1868