Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/337

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et, sans moi, nous n’aurions plus besoin de nous la disputer aujourd’hui, puisqu’elle était morte.

— Tout cela est bel et bien, dit à son tour le devineur ; mais, n’est-ce pas moi qui ai conseillé chacun de vous et lui ai dit ce qu’il avait à faire, et comment il devait s’y prendre ? N’est-ce pas encore moi qui ai retiré la Princesse du fond de la mer.

Le vieux seigneur était fort embarrassé et ne savait en faveur duquel de ses fils se prononcer, leur trouvant à tous des droits incontestables, si bien que l’on finit par décider, et c’était bien le plus sage, que ce serait la Princesse elle-même qui ferait son choix.

L’histoire ne dit pas auquel des six frères elle donna la préférence ; mais, moi, je croirais volontiers que ce fut au devineur, parce qu’il était le plus instruit, le plus jeune et surtout le plus joli garçon.


Conté par Marguerite Philippe, de Pluzunet
(Côtes-du-Nord).


Rapprochement : Les facétieuses Nuits de Straparole, VIIe nuit, fable V.