Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/379

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Et, en effet, Efflam enleva encore la princesse, de la même -manière, et la conduisit dans sa maison, sans que personne sût ce qu’elle était devenue. Puis, quand le roi fut rentré dans son palais, il s’y rendit aussi, accompagné de la princesse, et rappela sa promesse au vieux monarque. Celui-ci ne fit aucune difficulté pour tenir sa parole, et les noces d’Efflam et de la princesse furent célébrées, alors, avec pompe et solennité. Bien plus, le roi, qui était veuf, prit lui-même pour femme Hénori, la sœur de son gendre, et, pendant un mois entier, il y eut des fêtes, des jeux et des festins magnifiques, tous les jours.


Conté par Vincent Coat. — Morlaix, 1876.


VARIANTE


Ce conte, altéré et mélangé, dérive évidemment de celui qui se trouve dans Hérodote, livre II, chap. 121, au sujet du trésor du roi Rhampsinit.

Une autre version du même conte, connue également à Morlaix et aux environs, se rapproche davantage du récit d’Hérodote, et est moins altérée ; mais, le conteur qui m’en a révélé l’existence n’a pu m’en donner qu’une analyse incomplète, la mémoire lui faisant défaut. Dans cette version, les voleurs du trésor du roi