Page:Mélanges de logique.djvu/167
La bibliothèque libre.
SUR LA. NOTION DES QUANTITÉS NÉGATIVES. 16T
que l'état de la matière ne peut être changé que par des causes extérieures, tandis que celai d'un esprit peut encore l'être par une cause intérieure. La nécessité de l'opposition réelle reste cependant toujours la même malgré cette distinction. J'observe encore que c'est une notion illusoire de croire avoir compris la disposition des conséquences positives de l'activité de notre âme en les nommant des omissions. Il faut surtout remarquer que pinson approfondit ses jugements les plus ordinaires et les plus certains, plus on découvre de pareilles illusions, lorsque Ton se contente de» mots sans rien comprendre aux choses. Que je n'aie pas en ce moment une certaine pensée si elle n'a pas existé auparavant, c'est ce qui est assez intelligible quand je dis : Je ne pense pas à cela; car ces mots signifient alors l'absence du principe, d'où l'on aperçoit l'absence de la conséquence. S'agit-il, au contraire, de savoir pourquoi une pensée qui naguère existait, n'est plus en moi : alors la réponse précédente n'est pas du tout admissible. Car ce non-être est à présent une privation, et l'omission a maintenant un autre sens, savoir : la suppression d'une activitéqui existait un peu -auparavant (4 ). Mais c'est la question que je me pose, et dans laquelle je ne me paie pas si aisément d'un (1) Ce sens ne convient pas même proprement jsux paroles*.

