Page:Mélanges de logique.djvu/184
La bibliothèque libre.
184 essai
pare des cbosesdont les unes ne sont rien en elles-mêmes, et dont l'autre est la cause de l'existence de tout. OBSERVATIONS GÉNÉRALES. Gomme on voit augmenter journellement le nombre des philosophes profonds, ainsi qu'ils s'appellent eux-mêmes, qui pénètrent si avant dans toutes choses, que rien même de ee qu'ils ne peuvent éclaircir ni comprendre ne leur demeure caché, je prévois déjà que la notion de l'opposilion réelle que j'ai posée en principe au commencement de cette dissertation, leur paraîtra très-aride, et que la notion des quantités négatives qui a été construite sur ce fondement ne sera pas assez fondamentale. Moi, qui ne cherche pas à dissimuler la faiblesse de mes aperçus, et qui ne comprends ordinairement pas ce que tous les hommes croient comprendre facilement, je me flatte d'avoir droit, par mon impuissance, à l'assistance de ces grands génies, afin que leur haute sagesse puisse remplir le vide que mes lumières imparfaites ont dû laisser dans mes idées. Je comprends très-bien comment une conséquence est posée par un principe suivant la règle de Uiden-tité, par la raison quel1analyse des notions l'y trouve contenue. Ainsi la nécessité est une raison de l'immutabilité, la composition une raison de la divisibilité, Pinfinité une raison de toute la science ; et je puis aper-

