Page:Mélanges de logique.djvu/318

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cachée une méthode euristique de penser telle que, si nous savions la tirer habilement de cette expé­rience, elle pourrait bien enrichir la philosophie de plusieurs maximes utiles, même pour penser abstrai­tement.

De cette sorte est le principe expressément re­connu par feu Mendelssohn, mais, autant que je sache, seulement dans ses derniers écrits (les Mati­nées, p. 162-166, et la Lettre aux amis de Lessing, p. 33 et 67); à savoir la maxime de la néces­sité, dans l'usage spéculatif de la raison (auquel d'ailleurs il accordait excessivement par rapport à la connaissance des objets hyperphysiques, puisqu'il croyait jusqu'à l'évidence de la démonstration), de s'orienter à l'aide d'un moyen de direction certain, qu'il appelait tantôt le sens commun (Matinées), tantôt la saine raison, tantôt le simple entendement humain (aux amis de Lessing). Qui aurait pu penser que cet aveu dût être si funeste, non-seule­ment à son opinion avantageuse du pouvoir de l'usage spéculatif de la raison en matière de théolo­gie (ce qui était par le fait inévitable), mais que la saine raison commune même, dans cet état d'ambi­guïté où il laissait l'exercice de cette faculté en re­gard de la spéculation, courrait le danger de servir de fondement à la superstition, et de détrôner la raison ? C'est cependant ce qui est arrivé dans le