Page:Malherbe - Chefs d'oeuvre lyriques, 1909.djvu/159

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JEAN CHAPELAIN

Ne doivent qu'à tes soins la pompe renaissante ; Et que ta prévoyance et ton autorité Sont les deux forts appuis dont l'Europe tremblante Soutient et raffermit sa faible liberté.

Je pourrais parler de ta race Et de ce long ordre d'aïeux De qui les beaux noms, dans les cieux, Tiennent une si belle place ; Dire les rares qualités Par qui ces guerriers indomptés Ajoutent tant de lustre "a nos vieilles histoires, Et montrer aux mortels, de leur gloire étonnés. Quel nombre de combats, d'assauts et de victoires Les rend dignes des rois qui nous les ont donnés.

De quelque insupportable injure

Que ton renom soit attaqué.

Il ne saurait être offusqué :

La lumière en est toujours pure.

Dans un paisible mouvement,

Tu t'élèves au firmament. Et laisses contre toi murmurer sur la terre. Ainsi, le haut Olympe, à son pied sablonneux Laisse fumer la foudre et gronder le tonnerre, Et garde son sommet tranquille et lumineux.

CLAUDE DE MALEVILLE

La belle Matïneuse

LE silence régnait sur la terre et sur Tonde, L'air devenait serein et l'Olympe vermeil. Et l'amoureux Zéphyr, affranchi du sommeil, Ressuscitait les fleurs d'une haleine féconde ;

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