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aussi bien que de plantes rares et de fossiles, un des hommes les plus remarquables de son siècle. Malherbe a rencontré enfin l’atmosphère qu’il lui faut ; ses deux amis le comprennent et il se sent avec eux des affinités singulières, qui vont aider au développement de son génie. Quand Marseille, restée huit ans au pouvoir de la Ligue, est enfin réduite par les troupes du roi, que commande le Duc de Guise, le premier président ne manque pas d’en tirer prétexte à une belle harangue; mais Malherbe, de son côté, s’échautfe et commence une ode, par une de ces brusques et superbes attaques aux-quelles la suite, par malheur, ne répond pas toujours :
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- Enfin, après tant d’années,
- Voici l’heureuse saison
- Où nos misères bornées
- Vont avoir leur guérison.
- Les dieux, longs à se résoudre.
- Ont fait un coup de leur foudre,
- Qui montre aux ambitieux,
- Que les fureurs de la terre
- Ne sont que paille et que verre
- A la colère des cieux.
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Et jugez si Peiresc — l’admirateur, le correspondant de ce Rubens qui doit peindre, pour le Luxembourg, Marie de Médicis quittant à Marseille, parmi les Sirènes, sa galère pavoisée et fleurie — va se réjouir, et applaudir, en entendant Malherbe s’écrier, dans son ode A la Reine sur sa Bienvenue en France :
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- Peuples, qu’on mette sur la tête
- Tout ce que la terre a de fleurs ;
- Peuples, que cette belle fête
- A jamais tarisse nos pleurs ;
- Qu’aux deux bouts du monde se voie
- Luire le feu de notre joie ;
- Et soient dans les coupes noyés
- Les soucis de tous ces orages.
- Que pour nos rebelles courages
- Les dieux nous avaient envoyés…
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- Aujourd’hui nous est amenée
- Cette princesse, que la foi
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