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chante humeur. (Et puis voyant Arlequin.) Mais qui est-ce qui vient là ? Ah mon Dieu le beau garçon !
ARLEQUIN entre en jouant au volant, il vient de cette façon jusqu’aux pieds de Silvia, là il laisse en jouant tomber le volant, et, en se baissant pour le ramasser, il voit Silvia ; il demeure étonné et courbé ; petit à petit et par secousses il se redresse le corps : quand il s’est entièrement redressé, il la regarde, elle, honteuse, feint de se retirer dans son embarras, il l’arrête, et dit.
Vous êtes bien pressée ?
SILVIA
Je me retire, car je ne vous connais pas.
ARLEQUIN
Vous ne me connaissez pas ? Tant pis ; faisons connaissance, voulez-vous ?
SILVIA, encore honteuse.
Je le veux bien.
ARLEQUIN, alors s’approche d’elle et lui marque sa joie par de petits ris, et dit.
Que vous êtes jolie !
SILVIA
Vous êtes bien obligeant.
ARLEQUIN
Oh point, je dis la vérité.
SILVIA, en riant un peu à son tour.
Vous êtes bien joli aussi, vous.
ARLEQUIN
Tant mieux : où demeurez-vous ? Je vous irai voir.