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ARLEQUIN lui baise et rebaise la main, et après, faisant réflexion au plaisir qu’il vient d’avoir, il dit.
Oh ! mais, mon amie, peut-être que le marché nous fâchera tous deux.
SILVIA
Eh ! quand cela nous fâchera tout de bon, ne sommes-nous pas les maîtres ?
ARLEQUIN
Il est vrai, mon amie ; cela est donc arrêté ?
SILVIA
Oui.
ARLEQUIN
Cela sera tout divertissant : voyons pour voir. (Arlequin ici badine, et l’interroge pour rire.) M’aimez-vous beaucoup ?
SILVIA
Pas beaucoup.
ARLEQUIN, sérieusement.
Ce n’est que pour rire au moins, autrement…
SILVIA, riant.
Eh ! sans doute.
ARLEQUIN, poursuivant toujours la badinerie, et riant.
Ah ! ah ! ah ! (Et puis pour badiner encore.) Donnez-moi votre main, ma mignonne.
SILVIA
Je ne le veux pas.
ARLEQUIN, souriant.
Je sais pourtant que vous le voudriez bien.
SILVIA
Plus que vous ; mais je ne veux pas le dire.