Page:Maupassant - La Main gauche, Ollendorff, 1899.djvu/24
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Je lui demandai brusquement :
— Tu es donc marié, Mohammed ?
Je le vis rougir et il balbutia :
— Non, moussié !
Je le forçais à parler français et à me donner des leçons d’arabe, ce qui produisait souvent une langue intermédiaire des plus incohérentes.
Je repris :
— Alors, pourquoi y a-t-il une femme chez toi ?
Il murmura :
— Il est du Sud.
— Ah ! elle est du Sud. Cela ne m’explique pas comment elle se trouve sous ta tente.
Sans répondre à ma question, il reprit :
— Il est très joli.
— Ah ! vraiment. Eh bien, une autre fois, quand tu recevras comme ça une très jolie