Page:Maupassant - Le Horla.djvu/42

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— Non… non… non… elle contenait des choses intimes… trop personnelles… je l’ai… je l’ai brûlée.

— Alors, c’est que votre mari fait des dettes.

Elle hésita encore, puis murmura :

— Je ne sais pas.

Je déclarai brusquement :

— C’est que je ne puis disposer de cinq mille francs en ce moment, ma chère cousine.

Elle poussa une sorte de cri de souffrance.

— Oh ! oh ! je vous en prie, je vous en prie, trouvez-les…

Elle s’exaltait, joignait les mains comme si elle m’eût prié ! J’entendais sa voix changer de ton ; elle pleurait et bégayait, harcelée, dominée par l’ordre irrésistible qu’elle avait reçu.

— Oh ! oh ! je vous en supplie… si vous