Page:Maurois - Les Silences du colonel Bramble (Grasset 1918).djvu/117

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— Mais il me semble, insinua doucement Aurelle, que vous avez ici une chambre qui ferait rudement bien l’affaire…



Huit jours plus tard, le village et la brigade goûtaient les joies pures de la lune de miel. Dans chaque maison, un Jack, un Ginger ou un Darky aidait à laver les assiettes, appelait la grand’mère Granny et plaisantait gaiement avec les jeunes filles. Les territoriaux de Londres étaient bien oubliés. Le soir, dans les granges, les binious enrubannés accompagnaient des danses monotones.

Aurelle avait logé le Padre chez Mme Putiphar, jeune veuve au tempérament excessif, dont les divisions successivement cantonnées dans le village se repassaient le surnom comme une consigne locale. Les vertus du