Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, I.djvu/199

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CALCHAS, ouvrant la lettre.

Vous permettez ?…

PARIS.

Comment donc !…

CALCHAS, lisant. — Pendant cette lecture, le mélodrame continue à l’orchestre.
Homme de vingt ans, à la tête blonde,
Un berger viendra ;
Au nom de Vénus, qui sortit de l’onde,
Calchas l’entendra.
À ce doux berger, dont Vénus proclame
Le goût merveilleux,
Vénus a promis la plus belle femme
Qui soit sous les cieux.
Lors, quand paraîtra la divine Hélène,
Fille de Léda,
Calchas au berger montrera la reine,
En disant : « Voilà ! »

Fin du mélodrame.

PARIS.

Voilà !

CALCHAS.

Quoi ! Ce serait vous ce Pâris, le fils du roi Priam ?… On ne parle que de vous à Sparte… et dans toute la Grèce !… (L’examinant.) C’est vous qui avez prononcé ce fameux jugement ?

PARIS.

Moi-même !

CALCHAS.

Ainsi, vous avez vu la déesse ?…

PARIS.

Un peu !…

CALCHAS, lui donnant une poussée.

Coquin !… Pardonnez, prince !…

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