Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/397

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TOUS.
Il y sera quand la garde montante
Remplacera la garde descendante.

MORALÈS.
Mais en attendant qu’il vienne,
Voulez-vous, la belle enfant,
Voulez-vous prendre la peine
D’entrer chez nous un instant ?

MICAËLA.
Chez vous !

LES SOLDATS.
Chez vous ! Chez nous !

MICAËLA.
Chez vous ! Chez nous ! Non pas, non pas !
Grand merci, messieurs les soldats !

MORALÈS.
Entrez sans crainte, mignonne :
Je vous promets qu’on aura
Pour votre chère personne
Tous les égards qu’il faudra.

MICAËLA.
Je n’en doute pas ; cependant
Je reviendrai, c’est plus prudent.

Elle reprend en riant la phrase du brigadier.

Je reviendrai quand la garde montante
Remplacera la garde descendante.

LES SOLDATS, entourant Micaëla.
Vous resterez.

MICAËLA, cherchant à se dégager.
Vous resterez. Non pas ! non pas !

LES SOLDATS.
Vous resterez !

MICAËLA.
Vous resterez. Non pas ! non pas !
Au revoir, messieurs les soldats.
Elle s’échappe et se sauve en courant.