Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/398

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MORALÈS.
L’oiseau s’envole,
On s’en console…
Reprenons notre passe-temps,
Et regardons passer les gens.

REPRISE
Sur la place
Chacun passe,
Etc.

Le mouvement des passants, qui avait cessé pendant le dialogue avec Micaëla, reprend de plus belle : parmi les gens qui vont et viennent, un vieux monsieur donnant le bras à une jeune dame… Le vieux monsieur voudrait continuer sa promenade, mais la jeune dame fait tout ce qu’elle peut pour le retenir sur la place. Elle paraît émue, inquiète ; elle regarde à droite, à gauche : elle attend quelqu’un, et ce quelqu’un ne vient pas. — Cette pantomime doit cadrer très exactement avec le couplet suivant :


MORALÈS.
I
Attention ! chut ! taisons-nous !
Voici venir un vieil époux ;
Œil soupçonneux, mine jalouse,
Il tient au bras sa jeune épouse ;
L’amant, sans doute, n’est pas loin ;
Il va sortir de quelque coin…
À ce moment, un jeune homme entre rapidement sur la place.
Ha ! ha ! ha ! ha !
Le voilà !
Voyons comment ça tournera…

Le deuxième couplet suit fidèlement à la scène mimée par les trois personnages : — le jeune homme s’approche du vieux monsieur et de la jeune dame, salue, échange quelques mots à voix basse, etc…


MORALÈS.
II
Imitant le salut empressé du jeune homme.
« Vous trouver ici, quel bonheur !… »
Prenant l’air rechigné du vieux mari.
« Je suis bien votre serviteur… »