Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/400

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le pont, deux clairons et deux fifres d’abord ; puis une bande de petits gamins qui s’efforcent de faire de grandes enjambées pour marcher au pas des dragons ; —­ aussi petits que possible, ces enfants ; — derrière les enfants, le lieutenant Zuniga et le brigadier don José, puis les dragons avec leurs lances.


Scène II

Les Mêmes, JOSÉ, LE LIEUTENANT.



CHŒUR DES GAMINS
Avec la garde montante
Nous arrivons, nous voilà !
Sonne, trompette éclatante !
Ta ra ta ta, ta ra ta ta !…
Nous marchons, la tête haute,
Comme de petits soldats,
Marquant, sans faire de faute,
Une !… deux !… marquant le pas ;
Les épaules en arrière
Et la poitrine en dehors,
Les bras de cette manière
Tombant tout le long du corps…
Avec la garde montante
nous arrivons, nous voilà !
Sonne, trompette éclatante !
Ta ra ta ta, ta ra ta ta !

La garde montante va se ranger à droite en face de la garde descendante. — Dès que les petits gamins, qui se sont arrêtés à droite, devant les curieux, ont fini de chanter, les officiers se saluent de l’épée ; puis ils causent à voix basse. — On relève les factionnaires.


MORALÈS, à don José.

Il y a une jolie fille qui est venue te demander. Elle a dit qu’elle reviendrait…


JOSÉ.

Une jolie fille ?…


MORALÈS.

Oui, et gentiment habillée : une jupe bleue, des nattes tombant sur les épaules…