Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/401

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.



JOSÉ.

C’est Micaëla… Ce ne peut être que Micaëla…


MORALÈS.

Elle n’a pas dit son nom.

Les factionnaires sont relevés. Sonneries des clairons. La garde descendante passe devant la garde montante. — Les gamins en troupe reprennent derrière les clairons et les fifres de la garde descendante la place qu’ils occupaient derrière les tambours et les fifres de la garde montante.


REPRISE DU CHŒUR DES GAMINS
Et la garde descendante
Rentre chez elle et s’en va.
Sonne, trompette éclatante !
Ta ra ta ta, ta ra ta ta !…
Nous partons, la tête haute,
Comme de petits soldats,
Marquant, sans faire de faute,
Une !… deux !… marquant le pas ;
Les épaules en arrière
Et la poitrine en dehors,
Les bras de cette manière
Tombant tout le long du corps…
Et la garde descendante
Rentre chez elle et s’en va.
Sonne, trompette éclatante !
Ta ra ta ta, ta ra ta ta !

Soldats, gamins, et curieux s’éloignent par le fond ; chœur, fifres et clairons vont diminuant. — L’officier de la garde montante, pendant ce temps, passe silencieusement l’inspection de ses hommes. — Quand le chœur des gamins et les fifres ont cessé de se faire entendre, le lieutenant dit « Présentez lances !… Haut lances !… Rompez les rangs !… » Les dragons vont tous déposer leurs lances au râtelier, puis ils rentrent dans le corps de garde. Don José et le lieutenant restent seuls en scène.


Scène III

LE LIEUTENANT, JOSÉ.



LE LIEUTENANT.

Dites-moi, brigadier…