Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/403

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JOSÉ.

Mais oui, mon lieutenant !


LE LIEUTENANT.

Et de jolies ?


JOSÉ, en riant.

Je le suppose… Mais à vous dire vrai, et, bien que j’aie été de garde ici plusieurs fois déjà, je n’en suis pas bien sûr, car je ne les ai jamais beaucoup regardées.


LE LIEUTENANT.

Allons donc !…


JOSÉ.

Que voulez-vous ?… ces Andalouses me font peur. Je ne suis pas fait à leurs manières… toujours à railler… jamais un mot de raison…


LE LIEUTENANT.

Et puis nous avons un faible pour les jupes bleues et pour les nattes tombant sur les épaules…


JOSÉ, riant.

Ah ! mon lieutenant a entendu ce que me disait Moralès ?…


LE LIEUTENANT.

Oui.


JOSÉ.

Je ne le nierai pas… la jupe bleue, les nattes… c’est le costume de la Navarre… ça me rappelle le pays…


LE LIEUTENANT.

Vous êtes Navarrais ?


JOSÉ.

Et vieux chrétien. Don José Lizzarabengoa… c’est mon nom… On voulait que je fusse d’église, et l’on m’a fait étudier. Mais je ne profitais guère : j’aimais