Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/410
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- Tout cela, n’est-ce pas ? mignonne,
- De ma part tu le lui diras,
- Et ce baiser que je te donne,
- De ma part tu le lui rendras. »
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JOSÉ, très ému.
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- Un baiser de ma mère ?…
MICAËLA.
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- Un baiser pour son fils,
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- José, je vous le rends, comme je l’ai promis.
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Micaëla se hausse un peu sur la pointe des pieds et donne à José un baiser bien franc, bien maternel. — José, très ému, la laisse faire. Il la regarde bien dans les yeux. — Un moment de silence.
JOSÉ, continuant de regarder Micaëla.
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- Ma mère, je la vois… je revois mon village…
- Souvenirs d’autrefois, souvenirs du pays !
- Vous remplissez mon cœur de force et de courage,
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- Ô souvenirs chéris !
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- Souvenirs d’autrefois ! souvenirs du pays !
ENSEMBLE
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JOSÉ.
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MICAËLA.
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JOSÉ, les yeux fixés sur la manufacture.
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- Qui sait de quel démon j’allais être la proie !…
- Même de loin, ma mère me défend,
- Et ce baiser qu’elle m’envoie
- Même de loin, ma mère me défend,
- Écarte le péril et sauve son enfant.
- Qui sait de quel démon j’allais être la proie !…
MICAËLA.
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- Quel démon ? quel péril ? je ne comprends pas bien…
- Que veut dire cela ?
- Quel démon ? quel péril ? je ne comprends pas bien…
JOSÉ.
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- Rien ! rien !
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- Parlons de toi, la messagère ;
- Tu vas retourner au pays…
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MICAËLA.
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- Ce soir même, et demain je verrai votre mère.
JOSÉ.
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- Eh bien ! tu lui diras que José, que son fils…
- Que son fils l’aime et la vénère,
- Eh bien ! tu lui diras que José, que son fils…