Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/424
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- D’orange ou de rouge zébrées,
- Les étoffes flottaient au vent ;
- La danse au chant se mariait,
- D’abord indécise et timide,
- Plus vive ensuite et plus rapide…
- Cela montait, montait, montait !…
- La la la la la la !
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TOUTES LES TROIS.
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- La la la la la la.
III
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- Les bohémiens à tour de bras,
- De leurs instruments faisaient rage,
- Et cet éblouissant tapage
- Ensorcelait les zingaras !
- Sous le rythme de la chanson,
- Ardentes, folles, enfiévrées,
- Elles se laissaient, enivrées,
- Emporter par le tourbillon !
- La la la la la la !
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TOUTES LES TROIS.
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- La la la la la la.
Mouvement de danse très rapide, très violent. — Carmen elle-même danse et vient, avec les dernières notes de l’orchestre, tomber haletante sur un banc. — Après la danse, Lillas Pastia se met à tourner autour des officiers d’un air embarrassé.
LE LIEUTENANT.
Vous avez quelque chose à nous dire, maître Lillas Pastia ?
PASTIA.
Mon Dieu, messieurs…
MORALÈS.
Parle, voyons…
PASTIA.
Il commence à se faire tard… et je suis, plus que personne, obligé d’observer les règlements, monsieur le corrégidor étant assez mal disposé à mon égard… je ne sais pas pourquoi il est mal disposé…