Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/425

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LE LIEUTENANT.

Je le sais très bien, moi. C’est parce que ton auberge est le rendez-vous ordinaire de tous les contrebandiers de la province.


PASTIA.

Que ce soit pour cette raison ou pour une autre, je suis obligé de prendre garde… Or, je vous le répète, il commence à se faire tard.


MORALÈS.

Cela veut dire que tu nous mets à la porte !…


PASTIA.

Oh ! non, messieurs les officiers… oh ! non… je vous fais seulement observer que mon auberge devrait être fermée depuis dix minutes…


LE LIEUTENANT.

Dieu sait ce qui s’y passe dans ton auberge, une fois qu’elle est fermée !…


PASTIA.

Oh ! mon lieutenant !…


LE LIEUTENANT.

Enfin, nous avons encore, avant l’appel, le temps d’aller passer une heure au théâtre… Vous y viendrez avec nous, n’est-ce pas, les belles ?

Pastia fait signe aux bohémiennes de refuser.

FRASQUITA.

Non, messieurs les officiers, non… nous restons ici, nous.


LE LIEUTENANT.

Comment ! vous ne viendrez pas ?…


MERCÉDÈS.

C’est impossible…