Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/428

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CHŒUR
Vivat ! vivat le torero !
Vivat ! vivat Escamillo !
Jamais homme intrépide
N’a, par un coup plus beau,
D’une main plus rapide,
Terrassé le taureau !
Vivat ! vivat le torero !
Vivat ! vivat Escamillo !…

LE LIEUTENANT.

Qu’est-ce que c’est que ça ?


MERCÉDÈS.

Une promenade aux flambeaux…


MORALÈS.

Et qui promène-t-on ?


FRASQUITA.

Je le reconnais… C’est Escamillo… un torero qui s’est fait remarquer aux dernières courses de Grenade et qui promet d’égaler la gloire de Montès et de Pepe Illo…


MORALÈS.

Pardieu, il faut le faire venir… nous boirons en son honneur !


LE LIEUTENANT.

C’est cela !… je vais l’inviter… (Il va à la fenêtre.) Monsieur le torero… voulez-vous nous faire l’amitié de monter ici ? vous y trouverez des gens qui aiment fort tous ceux qui, comme vous, ont de l’adresse et du courage… (Quittant la fenêtre.) Il vient…


PASTIA, suppliant.

Messieurs les officiers, je vous avait dit…


LE LIEUTENANT.

Ayez la bonté de nous laisser tranquille, maître Lillas Pastia, et faites-nous apporter de quoi boire…