Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/438

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.



LE REMENDADO, se jetant entre le Dancaïre et Carmen.

Je vous en prie… des personnes si distingués !…


LE DANCAÏRE, envoyant un coup de pied que le Remendado évite.

Attrape ça, toi !…


LE REMENDADO, se redressant.

Patron !…


LE DANCAÏRE.

Qu’est-ce que c’est ?…


LE REMENDADO.

Rien, patron !…


LE DANCAÏRE.

Amoureuse… ce n’est pas une raison, cela !…


LE REMENDADO.

Le fait est que ce n’en est pas une… moi aussi, je suis amoureux… et ça ne m’empêche pas de me rendre utile…


CARMEN.

Partez sans moi… j’irai vous rejoindre demain… mais, pour ce soir, je reste…


FRASQUITA.

Je ne t’ai jamais vue comme cela… Qui attends-tu, donc ?…


CARMEN.

Un pauvre diable de soldat qui m’a rendu service…


MERCÉDÈS.

Ce soldat qui était en prison ?


CARMEN.

Oui.


FRASQUITA.

Et à qui, il y a quinze jours, le geôlier a remis de ta